Paray-le-Monial, ville monastique s'est développée à l'ombre d'un prieuré clunisien.
Sa basilique romane, aujourd'hui appelée Basilique Notre-Dame, donne une image complète, bien que de dimensions réduites, de ce que fut Cluny : trois nefs contre cinq à Cluny, transept simple et non pas double, mais, de l'avant-nef à la cascade des toitures du chevet, étagées dans une subtile harmonie, en passant par les voûtes ordonnées de la même manière qu'à la grande abbatiale.
A l'intérieur, on retrouve l'élévation à trois étages et le jeu de la lumière entrant par les fenêtres hautes, particulièrement subtil dans le chœur, qui firent la renommée de Cluny dès le Moyen-Age. A la solennité de la basilique répond la paix du cloître adjacent, reconstruit au XVIIIe siècle mais en parfaite harmonie avec l'église. Son ailée méridionale abrite le Musée de la Faïence où sont exposées des pièces de Charolles, mais aussi des faïences anciennes de Moustiers et de Nevers tandis que, dans la galerie opposée, du côté du nord on découvre le portail, richement orné de sculptures romanes, par lequel les moines gagnaient l'église. Mais c'est surtout le portail nord, du côté de la ville, qui est un joli exemple d'ornementation romane, même en l'absence de tympan figuratif.
Au chevet de la Basilique, se trouve l'Espace saint Jean, lieu d'accueil et d'information destiné principalement aux pèlerins. A l'intérieur, l'Espace sainte Marguerite-Marie et saint Claude La Colombière, présente l'histoire de la vie et des apparitions de sainte Marguerite - Marie Alacoque et le message de Paray. Dans le Parc des Chapelains, à l'est de la Basilique, le Diorama propose un montage son et lumière sur sainte Marguerite-Marie. Non loin de là, se situe la chapelle des Apparitions où se trouve la chasse contenant les reliques de la sainte.
La ville de Paray, comme Cluny, se développe à l'ombre de son monastère. Plusieurs rues bordées de maisons anciennes, souvent construites dans la belle pierre calcaire dorée du Brionnais tout proche, conduisent au quartier animé autour de l'Hôtel de Ville et de la tour Saint-Nicolas. Ce terme désigne l'ancienne église paroissiale du XVIème siècle, qui perdit cette fonction en 1792 au bénéfice de la basilique et fut ensuite privée de son choeur et de ses chapelles latérales. La nef et le clocher, qui subsistent, accueillent dans trois salles des expositions temporaires et d'autres manifestations culturelles.
L'hôtel de ville, quant à lui, est installé dans l'ancienne demeure d'un riche marchand drapier, la maison Joyet. Cet édifice Renaissance, érigé de 1525 à 1528, domine la place de sa haute façade ocre, structurée de pilastres et de corniches et ornée de médaillons finement ciselés dans le calcaire.
Si la ville de Paray perdit la partie la plus prospère de sa population par l'exode des protestants après la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, elle connut un nouvel essor au XIXème siècle, grâce au chemin de fer et à l'exploitation industrielle des argiles des environs. Parmi les céramiques destinées au bâtiment figuraient notamment des carrelages. C'est ainsi que, près de la gare et à côté de l'usine toujours en activité qui les fabriquait, se trouve le musée Paul Charnoy. Les somptueuses mosaïques de céramique qui y sont exposées stimulent d'autant plus facilement la mémoire du visiteur que les anciens salariés y ajoutent la leur à travers des anecdotes et des visites commentées.
Les amateurs d'art roman ne sauraient quitter la région de Paray-le-Monial sans visiter quelques-uns des édifices reliés par le circuit des églises du Brionnais, au sud de la ville.
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