Le musée est actuellement fermé pour d'importants travaux d'agrandissement et de rénovation.
Restitution partielle de ce que fut le jardin de l'abbaye Notre Dame avec reconstitution sur la terrasse , précédant les remparts d'un jardin aux simples parfums multiples.
Collection prestgieuse de faïences de Nevers. Collection de verres filés de Nevers .
Historique :
En 1845, Jean Desveaux maire de Nevers et peintre amateur, envisage d'initier ses administrés à la culture et propose la création d'un musée. Il commence donc à réunir quelques tableaux conservés tout d'abord dans les combles de l'hôtel de ville. Deux ans plus tard, un érudit local Jacques Gallois, conducteur de travaux de son état et collectionneur effréné offre à la ville, contre une somme modique et la charge de gérer lui-même les collections jusqu'à sa mort, l'ensemble des objets qu'il a récoltés patiemment pendant de longues années. On compte parmi ceux-ci quelques chefs d'œuvre du musée actuel : la Vierge à la Pomme, statue de faïence de 1 m de haut ; un ensemble de carreaux à fond jaune et ornés de femmes turques ; une plaque d'ivoire du Ve siècle, partie d'un polyptyque dispersé entre le Louvre et Berlin ; quelques très beaux émaux champlevés du Limousin.
Voilà ce qui constitua le noyau d'un musée qui s'accrut pendant tout le XIXe siècle, dirigé jusqu'au lendemain de la première guerre mondiale par des érudits volontaires et bénévoles. Un musée ou des musées, car jusqu'en 1905, les collections sont divisées par technique et chaque partie de ce patrimoine est sous la responsabilité d'un "spécialiste". Ainsi on trouve, le musée de la faïence, celui des beaux-arts, celui des antiquités et monnaies... Les dons affluaient et les différents combles dans lesquels ils trouvèrent refuge devinrent vite insuffisants. La loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat vint à point nommé en libérant le palais épiscopal de ses occupants. Frédéric Blandin, un riche notable décida de le racheter pour en faire don à la ville, dans le but d'y installer le musée. Celui-ci trouva alors un bâtiment à la mesure de ses collections : un superbe hôtel néoclassique de la fin du XVIIIe siècle, offrant de vastes salons éclairés par de grandes baies ouvrant sur une cour d'honneur d'un côté et un jardin de l'autre. Le déménagement et les travaux nécessaires à l'installation des œuvres d'art ne furent achevés qu'au lendemain du grand conflit mondial de 1914.
1918 constitue un véritable tournant dans l'histoire patrimonial de la ville car ce fut à cette date qu'un conservateur fut nommé officiellement comme salarié permanent et rémunéré. Le musée fut alors entre les mains d'un personnel professionnel qui employa tout son temps à établir inventaires, dossiers et mise en valeur des collections. Malheureusement, le deuxième conflit mondial mit fin à cette période de gloire pendant laquelle le musée de Nevers figurait parmi les premiers de France. Pour éviter les dégradations dues aux bombardements éventuels, les objets furent mis en caisse dès 1939 et évacués hors de la ville, pour n'en ressortir qu'après 1948, mais dans une partie seulement du Palais épiscopal, le reste du bâtiment étant dévolu aux classes du lycée détruit durant la guerre. Le site fut donc abandonné par le musée au profit d'un hôtel particulier offert à la ville rue Saint-Martin, l'hôtel de Vertpré. Durant vingt ans, les collections durent se contenter de cet espace réduit, serré entre plusieurs maisons bordant une des rues passantes de la ville. Les conditions de présentations et de conservations laissaient à désirer et les conservateurs successifs s'en émurent.
En 1972, le commissariat de police de la ville déménageant, il libéra une construction située sur un site historique de la ville, en plein quartier des faïenciers. La municipalité décida donc d'y installer ce que l'on appelle déjà musée de la faïence, écrin d'un artisanat local toujours actif.
Depuis lors, le musée municipal Frédéric Blandin, du nom du généreux donateur de 1905, se tapit dans une infime partie d'un site historique plein d'un charme intimiste, à l'écart des mouvements et des bruits de la ville commerçante.
Après quelques campagnes de réhabilitation, et un grand projet de réaménagement lancé en 1995, le musée entre en phase de travaux pour plusieurs années. La réouverture prévue en 2007 devrait offrir aux visiteurs tout ce que peut attendre aujourd'hui d'un établissement de ce type un public toujours avide de savoir, de découvertes mais aussi de divertissements.
Alliant maintien et préservation de vestiges archéologiques médiévaux, et présentations contemporaines de pièces d'art décoratifs ou de beaux-arts, le musée de Nevers espère apporter à son public plaisir, sérénité et connaissance.
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